Quand le terrain se dérobe.
Tassement, soutènement et reprise en sous-œuvre autour d'Épernay
Les fondations travaillent sans qu'on y pense, jusqu'au jour où le sol cède à un endroit. Le bâtiment descend alors d'un côté plus que de l'autre, et ce mouvement différentiel se lit dans les fissures, les ouvertures qui se déforment, les planchers qui penchent. Le sol peut se tasser, la fondation être trop faible, une cave se dégrader, un coteau glisser.
Autour d'Épernay, la craie et ses caves au pied des coteaux, les argiles et les pentes plus haut, les remblais en bord de Marne composent un terrain varié. Notre bureau d'études établit l'origine du mouvement, fait réaliser par un géotechnicien les reconnaissances nécessaires, puis conçoit la reprise en sous-œuvre ou le soutènement adapté.
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Reconnaître un mouvement de fondation
- fissures obliques ou en escalier, plus ouvertes à une extrémité qu'à l'autre ;
- portes et fenêtres qui frottent, parfois seulement à certaines saisons ;
- sols qui penchent, plinthes décollées, carrelage fissuré en ligne ;
- terrasse, perron ou extension qui s'écarte de la maison ;
- fissures sur les murs de cave ou en pied de façade ;
- canalisations enterrées qui cassent à répétition.
Un affaissement soudain, un trou qui s'ouvre dans le jardin ou une fissure qui s'élargit en quelques jours exigent une réaction immédiate : éloignez les occupants et faites intervenir un professionnel sans délai.
Les situations les plus courantes
- Maison ancienne aux fondations peu profondes, dont le sol a été détrempé par une fuite.
- Fissures qui s'ouvrent et se referment au fil des saisons, sur un sol argileux asséché par un été chaud ou par de grands arbres voisins.
- Fissures apparues près d'une cave, d'une galerie ou d'un ancien cellier taillé dans la craie.
- Maison sur un coteau, dont la partie aval descend ou se décolle.
- Mur de soutènement en pierre, en béton ou en gabions qui bombe, penche ou se fissure.
- Extension récente qui tasse différemment de la maison ancienne.
- Fondations à reprendre avant une surélévation, l'approfondissement d'une cave ou la création d'un sous-sol.
Le terrain d'Épernay et de ses coteaux
Sous la ville et au pied des pentes, la craie domine. C'est un bon terrain d'assise lorsqu'elle est saine, mais elle est souvent altérée sur une certaine épaisseur et s'affaiblit lorsqu'elle reste saturée d'eau. Elle a été creusée de caves et de galeries, dont celles des maisons de Champagne. La plupart sont stables depuis longtemps. Une infiltration persistante ou une surcharge en surface peuvent pourtant fragiliser une voûte, et l'inventaire des cavités reste incomplet.
Sur les coteaux, la craie passe sous des formations plus récentes, argileuses et sableuses, dont le Sparnacien, nommé d'après Épernay. Ces sols sont sensibles au retrait-gonflement et peuvent, sur les pentes, glisser lentement, en particulier quand l'eau de ruissellement s'infiltre en amont des constructions. Les murs de soutènement des parcelles en terrasses subissent alors une poussée croissante.
En fond de vallée, les terrains proches de la Marne peuvent être compressibles ou remblayés. Pour un premier repérage à votre adresse, les cartes de Géorisques renseignent sur les argiles, les mouvements de terrain, les cavités connues et le risque d'inondation. Elles ne remplacent pas une reconnaissance de sol sur la parcelle, mais orientent le diagnostic.
Soutènement : retenir la pente
Un mur de soutènement résiste à la poussée des terres qu'il retient. Cette poussée augmente fortement lorsque le terrain se gorge d'eau : un drainage bouché, des barbacanes obstruées ou un ruissellement nouveau suffisent à faire basculer un mur qui tenait depuis des décennies. Ventre, fissures horizontales, inclinaison vers l'aval ou suintements en pied sont les signes à surveiller.
Nous calculons la poussée des terres et vérifions la stabilité du mur au renversement, au glissement et vis-à-vis de la portance du sol. Selon les cas, nous définissons un confortement, un drainage ou un nouvel ouvrage en béton armé ou en gabions.
L'étude géotechnique, complément indispensable
Une reprise en sous-œuvre se conçoit à partir d'un sol connu. Les études géotechniques sont définies par la norme NF P 94-500 : mission G1 pour les études préalables, G2 pour la conception, G5 pour le diagnostic d'un ouvrage existant. Elles sont confiées à des bureaux spécialisés qui réalisent sondages et essais.
Nous intervenons avant et après. Avant, pour définir ce que l'étude doit chercher : profondeur des sondages, recherche de vides, reconnaissance des fondations. Après, pour traduire ses résultats en décisions de structure : profondeur du bon sol, capacité portante, solution compatible avec le bâtiment. Nous ne réalisons pas nous-mêmes les missions géotechniques.
Les grandes familles de solutions
Chaque solution découle du diagnostic et des résultats de l'étude de sol. En voici les principes :
- Plots ou semelles en sous-œuvre : la fondation est approfondie par tronçons successifs jusqu'au sol porteur, lorsqu'il se trouve à faible profondeur.
- Micropieux : de petits pieux forés traversent les couches faibles jusqu'à un terrain résistant ; une longrine ou un massif transfère sur eux le poids du mur. On y recourt quand le bon sol est loin sous la surface ou que l'accès au chantier est étroit.
- Longrines : poutres en béton armé qui répartissent les charges entre plusieurs appuis et solidarisent la fondation.
- Injections de coulis ou de résine : pour consolider un sol ou combler des vides, après étude au cas par cas et avec un contrôle de leur efficacité.
- Confortement de cavité : comblement, renfort de voûte ou piliers, lorsqu'une cave ou une galerie est en cause.
- Drainage et gestion des eaux : souvent la première mesure sur un coteau, et le complément nécessaire de toutes les autres.
Supprimer la cause compte autant que renforcer : réparer la fuite, éloigner les eaux pluviales, drainer l'amont, maîtriser la végétation. Faute de quoi, la reprise en sous-œuvre déplace le problème au lieu de le régler.
Notre démarche
- Visite, relevé des fissures, inspection des caves et du terrain autour du bâtiment.
- Pose de témoins sur les fissures lorsqu'il faut savoir si le mouvement se poursuit.
- Définition de l'étude de sol à commander, avec, si nécessaire, des sondages au pied des murs.
- Lecture des résultats et décision partagée sur la technique à retenir.
- Calculs, plans et découpage des travaux en passes successives, afin qu'aucun tronçon de mur ne se retrouve sans appui.
- Suivi technique auprès de l'entreprise tout au long du chantier.
Ce que vous recevez
Un premier rapport établit l'origine probable des désordres et les investigations à engager. Une fois le sol connu, le dossier d'exécution réunit notes de calcul, plans des reprises ou du soutènement, phasage, dispositions d'étaiement et points de contrôle. Les entreprises spécialisées répondent toutes à partir de ce même dossier, ce qui rend leurs offres comparables. Un étage à ajouter ensuite ? Voyez notre page surélévation et extension.
Délais
Comptez 24 à 48h ouvrées pour recevoir le devis, puis 72h après la visite pour le rapport de diagnostic. Le géotechnicien fixe son propre planning ; le nôtre, pour les études d'exécution, figure au devis. Si la situation est dangereuse, les premières mesures de sécurité sont données sur place.
Exemples de missions
Missions de sous-œuvre et de soutènement
Reprises en sous-œuvre d'une réhabilitation lourde
16 rue Lalo, Paris 16e
Réhabilitation lourde d'un immeuble : fondations reprises en sous-œuvre pour aménager des parkings, un monte-voiture et un ascenseur extérieur. Creuser sous un bâtiment existant suppose un phasage rigoureux.
Mur de soutènement de 10 m en gabions
Presqu'île de Guenvenez, Brest
Bâtiment de stockage de missiles dimensionné pour résister aux explosions, accompagné d'un mur de soutènement en gabions de 10 m de hauteur.
Découvrez aussi toutes nos réalisations.
Réponses d’ingénieur.
Fondations et soutènement : vos questions
Les caves creusées sous Épernay sont-elles un danger pour les maisons ?
Pas nécessairement : beaucoup tiennent depuis très longtemps. L'inquiétude se justifie quand l'eau suinte sur les parois, que des blocs se détachent, que des fissures s'ouvrent dans la voûte, ou quand on prévoit d'alourdir ce qui se trouve au-dessus. Faites examiner la cave dans ces situations et avant tout projet qui ajoute du poids. Sachez enfin que la loi oblige quiconque connaît l'existence d'une cavité susceptible de s'effondrer et de causer des dommages à le signaler au maire (code de l'environnement, article L. 563-6).
- Suintements et chutes de blocs
- Surcharges en surface
- Signalement en mairie
Mon mur de soutènement penche : faut-il le refaire entièrement ?
Pas toujours. Si l'inclinaison est récente et liée à l'eau, rétablir le drainage et conforter le mur peut suffire, après calcul. Si la maçonnerie est désorganisée ou si le mur n'a jamais été dimensionné pour la hauteur de terre qu'il retient, un nouvel ouvrage peut s'imposer. En attendant, évitez de charger le haut du talus et faites vérifier la stabilité, surtout si une voie ou une maison se trouve en contrebas.
- Drainage
- Confortement ou reconstruction
- Sécurité en contrebas
Comment savoir si mon terrain est argileux ou exposé aux glissements ?
Le site Géorisques vous renseigne à partir de votre adresse : niveau d'exposition aux argiles gonflantes, mouvements de terrain déjà observés, cavités recensées dans les environs. Renseignez-vous aussi en mairie sur les plans de prévention qui peuvent s'appliquer. Ces informations restent à l'échelle d'une carte ; pour votre parcelle, seule une reconnaissance par un géotechnicien répond précisément.
- Géorisques
- Plans de prévention
- Reconnaissance de sol
Une étude de sol est-elle nécessaire avant une reprise en sous-œuvre ?
Presque toujours. Tant que l'on ignore de quoi est fait le sol, à quelle profondeur se trouve une couche résistante et comment le bâtiment est fondé, aucune technique ne peut être choisie ni calculée. Nous définissons la mission utile, fréquemment une G5 lorsqu'il s'agit d'un bâtiment existant, puis nous exploitons ses conclusions dans nos calculs.
- Sol et fondations à connaître
- Souvent une G5
Un tassement finit-il par s'arrêter ?
Cela dépend de sa cause. Un sol qui se consolide sous une construction récente ralentit avec le temps, et la réparation d'une fuite peut stopper le mouvement. Les argiles, elles, réagissent à chaque sécheresse, et un glissement de coteau se poursuit tant que l'eau n'est pas maîtrisée. Un suivi des fissures sur plusieurs saisons aide à distinguer ces cas.
- Selon la cause
- Suivi sur plusieurs saisons
Un projet à étudier ?
Expliquez-nous la situation, ajoutez quelques photos : votre devis arrive sous 24 à 48h ouvrées. Nous sommes joignables du lundi au samedi, de 9h à 18h, au +33 6 67 20 80 52.